Artistes des arts visuels du Burkina-Faso d'ici et d'ailleurs


Issouf Diero
Né en , vit et travaille à

Né en 1975 à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso, Issouf Diero a été élevé selon les traditions de son peuple Dafin. Très jeune, il a été confronté à la réalité de la rue. Ce pan de son histoire, son lien particulier avec la vie urbaine, ses petits métiers et ses origines familiales ont constitué une véritable source d’inspiration : la force de son travail. Vulcanisateur le jour, il a créé ses premières toiles et sculptures dans la nuit à la fin des années 1990 à partir de pneus, de chambres à air et de récupérations d’objets glanés dans la rue. De 1999 à 2004, il a réalisé ses premières sculptures, des tableaux et des premières oeuvres grands formats. Au fil des ans, caoutchouc, latérite, charbon et bronze sont devenus ses matériaux de prédilection : des supports de création qui résonnent avec là d’où il vient, ce qu’il est, ce qu’il crée.
Le pneu. Une matière qui colle à la peau de Issouf Diero depuis son enfance. Quelle est l ́histoire de ces pneus que son père utilisait pour fabriquer des chaussures immortelles ? D ́où viennent-ils ces pneus qui voyagent et roulent sur le sol en laissant des traces, puis usés sont abandonnés quelque part ?
Vulcanisateur de profession, il ne trouve pas la réponse à ces questions. Mais Issouf Diero a de l’estime pour ces pneus usagés et y porte un autre regard : celui d’artiste. Ce matériau devient alors le sujet d’une réappropriation. Il s’empare des pneus usagés, les transforme en oeuvre d’art. Il nous livre une installation abstraite de pneus qui portent les stigmates du temps et dont les lignes semblent épouser celles mystérieuses de nos cités et esquissent aussi des itinéraires, des cheminements, des lignes de vie et des lignes de fuite qui disent notre époque de grande mobilité. Issouf Diéro nous invite à lire notre monde à travers les lignes d’un... pneu.

Son travail de glanage et sa lucidité vis-à-vis des problèmes liés aux déchets, de plus en plus nombreux en Afrique, l’ont notamment amené à créer les Rencontres Gnanamaya (“La seconde vie des matériaux” en langue bambara) durant lesquelles il invite des artistes plasticiens du monde entier en résidence. Elles ont lieu tous les ans, depuis 2005, à l’Institut Français de Bobo-Dioulasso. Issouf a également exposé à l’Institut Français de Bamako (Mali), au Centre Culturel Allemand de Ouagadougou (Burkina-Faso), mais aussi en France, dans le cadre du Festival Lafi-Bala à Chambéry, à Nantes (Espace Cosmopolis et Galerie Rayon Vert) ou encore au Canada, à Montréal, pour l’association Sida Kataa.

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